Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Tu aurais pu vivre encore un peu...


     

     

     

    DSC04547.JPG 

  • Le beau soleil d'hiver...

    Le beau soleil d'hiver enveloppant ces coteaux montaltais que Monique Lauray aimait tant peindre ne pouvait atténuer l'immense chagrin de la foule de parents et d'amis réunis hier matin pour dire adieu à cette enfant du village aimée de tous. Une présence tellement réconfortante pour Bernard, son époux ; Fabrice, son fils ; Ilona et Julie, ses petites-filles et toute cette famille, admirable de courage et de dignité.

    La chaude voix de Jean Ferrat entonnant «Tu aurais pu vivre encore un peu» a résonné au moment où le cercueil de Monique, noyé sous les fleurs, entrait dans le cimetière. Deux amies se sont succédé au micro pour retracer sa vie professionnelle, souligner sa magnifique contribution à la vie culturelle de Montaut et saluer l'artiste. Cette femme qui a tant donné et partagé durant sa vie méritait bien de recevoir ces louanges. Même le cœur brisé, Fabrice Lauray a eu le courage de s'exprimer.

    «Ça restera comme une lumière

    Qui me tiendra chaud dans mes hivers

    Un petit feu de toi qui s'éteint pas.»

    C'est avec ces paroles de «Confidentiel», de Jean-Jacques Goldman, qu'il a fallu se résoudre à dire adieu à Monique Lauray. Quand les coquelicots refleuriront ce printemps dans les champs de blé, le long du chemin de Malartic, on pensera fort à elle bien sûr.

    Depuis Leboulin

    Nos communes, Leboulin et Montaut-les-Créneaux sont voisines. Toutes deux correspondantes de la Dépêche du Midi, nous étions amenées à nous côtoyer régulièrement. Monique était toujours présente au moindre appel au secours, de la panne informatique à la panne d'imagination. Son travail d'écriture ressemblait à ses dessins : calme, harmonieux, respectueux. Monique ne peignait jamais la violence, le noir, le moche, le vide. Au bout de ses pinceaux d'artiste, ses couleurs à elle s'appelaient bienveillance, tendresse, émotion, amitié. Rien à voir avec le piétinement inexorable d'une machine de guerre qui avance sans fin : la maladie. Monique s'en est allée peindre loin de nous. On lui espère les plus belles couleurs qui soient.

    P.-J. P. La Dépêche - 25/01/17